Nous nous proposons d’analyser le modèle de fonds LFA selon l’approche PESTEL, soit sous les angles politique, économique, social, technologique, environnemental et légal.

Macron

Le Président Macron a insufflé un vent nouveau depuis son élection. Sorti du gouvernement Hollande pour fonder un nouveau parti de centre-droit, La République En Marche, il a construit un chemin idéal entre une France républicaine et sociale, et une France bien ancrée dans les réalités économiques d’aujourd’hui. Il vend l’image de la France à l’étranger. Pour LFA, Macron apporte une influence positive puisqu’il est l’un des soutiens les plus forts de l’entrepreneuriat et de l’innovation à la française. La crise sanitaire n’y change rien puisque les financements affluent toujours en masse et les startups répondent présent aux demandes de soutien et de production de l’État via la banque publique Bpifrance.

French Tech

Le label French Tech a été créé en 2016 pour donner une identité visuelle commune forte aux startups françaises en France et surtout à l’étranger. Macron en fait une communication soutenue lors de ses visites officielles. Ce qui crée une attractivité d’autant plus forte pour les startups françaises par les investisseurs étrangers. Le label s’exporte désormais en French Tech Hubs dans les grandes métropoles internationales telles que Tokyo, New York, Dubai, San Francisco, Londres, Tel Aviv et Sao Paulo. Cela prouve l’importance de l’État français dans son soutien à l’entrepreneuriat, un avantage de taille par rapport à nos voisins.

Brexit

La sortie du Royaume Uni a évidemment un effet non négligeable sur l’économie européenne. Cela a déjà poussé plusieurs banques à substituer leur siège de Londres par Paris ou Amsterdam. De plus, l’incertitude sur l’économie britannique joue en faveur des pays européens dont la France, qui tire son épingle du jeu grâce à sa maîtrise des métriques. L’Allemagne entre en récession, une autre opportunité pour Paris de regagner des places face à son rival berlinois pour l’attractivité des startups.


Krash boursier de 2020

Le krash boursier de 2020 a été déclenché par la pandémie de Covid-19. La crise économique qui s’ensuit provoque inéluctablement un arrêt des activités d’une grande partie des PME, startups et entreprises en difficultés, qui mettront au chômage un nombre incalculable de travailleurs. La crise de l’emploi qui menaçait déjà l’Europe sera malheureusement renforcée par la crise sanitaire. La réponse du gouvernement est bien sûr de renforcer les liquidités de ces entreprises, or cela ne peut sauver les plus fragiles. L’opportunité pour les entrepreneurs est d’une tout autre nature: il devient désormais obligatoire de se tourner vers l’entrepreneuriat lorsque le marché de l’emploi est à l’agonie, pour parvenir tant bien que mal à se projeter dans un avenir où le salariat est de plus en plus incertain.

Crise de l’emploi

Avant, il était risqué d’entreprendre. Aujourd’hui, il est risqué de ne pas le faire. En effet, l’État providence n’est plus capable de fournir des emplois à tous. Alors il ne reste plus qu’une solution: créer son entreprise. Créer de l’emploi soi-même. Et l’on remarque que dans le monde de l’entrepreneuriat, la crise de l’emploi est inverse: ils cherchent à recruter mais ne trouvent pas les profils adéquats. Voilà un énorme atout: surfer sur la crise de l’emploi pour proposer une alternative bien plus intéressante. Entreprendre pour travailler et investir dans l’avenir. Ce que le salariat ne garantit plus.

Crise de la retraite

L’inversement de la courbe des âges a changé la donne. Il n’y a plus assez de jeunes pour financer la caisse des retraites. La confiance est au plus bas pour les jeunes qui pensent encore qu’ils toucheront une retraite “confortable”. Le système ne tient plus, on le sait. Pour y remédier, il n’y a plus qu’une solution: ne plus compter sur l’État. Donc compter sur soi-même. Le salaire moyen est de loin insuffisant pour se constituer une retraite complémentaire. Les produits classiques sans risque ne rapportent guère plus que l’inflation. Le seul remède pour les jeunes qui ont l’énergie de se lancer, c’est bien l’entrepreneuriat. Entreprendre, c’est investir son temps dans l’avenir et se constituer dès le plus jeune âge un pactole suffisant pour assurer sa retraite et celle de sa famille.

Crise économique

Outre les conséquences néfastes de la crise de 2008 sur l’économie mondiale, elle a surtout porté le coup de grâce à la réputation des banquiers. Or les investisseurs sont toujours portés, pour une partie de leur capital, sur les investissements à risque. High risk high return. Oui seulement quand les règles sont respectées et qu’elles ne sont pas déviées pour que le banquier soit le seul qui s’enrichisse. Riches investisseurs: une excellente opportunité existe depuis bien avant 2008 mais son boom est s’est ressenti après la crise. Une raison simple: le retour sur investissement est immensément plus important que les produits bancaires classiques, même pour les plus risqués.

Récession allemande

L’économie européenne est imbriquée. L’Europe est composée de plusieurs pays indépendants, or de l’extérieur, c’est un marché unique, une monnaie unique et une politique qui va dans le même sens, au sein des institutions européennes. Si l’Allemagne a été pendant longtemps le moteur économique de l’Europe, ce n’est plus le cas aujourd’hui. La France a été à la traîne pendant des années, mais elle profite aujourd’hui du ralentissement allemand pour se hisser parmi les meilleurs élèves. Les investisseurs étrangers se détournent de nos voisins et voient d’un très bon oeil l’arrivée de nombre de facteurs positifs concomitants comme l’élection de Macron et l’environnement malsain de guerre économique entre US et Chine. Finalement la France apparaît comme un paradis pour les investisseurs du monde entier.


Attractivité de l’entrepreneuriat

Les jeunes les plus motivés et compétents ne veulent plus travailler dans les grandes boîtes. Les grandes institutions ne leur font rien miroiter d’intéressant: salaires bas et stagnants, hiérarchie écrasante, structure énorme (les employés sont des numéros), méthodes de travail archaïques et lentes, bullshit jobs à n’en plus finir. La startup propose l’exact opposé: 

rémunérations mirobolantes (avec des parts)peu ou pas de hiérarchieéquipes à taille humaineméthodes de travail modernes et rapidespas de place aux bullshit jobs en startup

Le choix est vite fait. Toutefois avec une pointe de risque supplémentaire que certains ne sont toujours pas prêt de prendre. LFA pourra les cibler grâce à la diversification des projets, dont l’atténuation du risque.

Bullshit jobs

Le phénomène des bullshit jobs a pris de court le monde du travail. On s’est rendu compte que parmi les cadres, bien payés, beaucoup n’avaient en fait Rien à faire! Vraiment rien. Le phénomène serait d’autant plus important que le salaire est élevé. C’est ce que l’anthropologue David Graeber appelle féodalisme managérial. Tout droit issue de notre héritage féodal. Les conséquences de ce nouveau phénomène ne sont pas anodines: troubles de l’humeur, burn-outs, dépressions. Ceux qui s’en rendent compte choisissent de quitter leur employeur. Beaucoup veulent trouver du sens!

Quête de sens

Elle est dans tous les esprits. Les employeurs se tordent les méninges pour comprendre ce qui peut bien se tramer dans la tête de leurs salariés. Le petit bonus de fin d’année ne leur suffit plus! Ils veulent en plus un sens à leur métier. Autrefois c’était le chef qui donnait ce sens. Mais aujourd’hui, si le chef d’entreprise lui-même ne sait plus ce qui se trame dans les rouages de son organisation énorme, c’est parce qu’elle a dépassé largement la taille de ce qui est gérable par une personne. Ceux qui en sortent veulent donner un sens à leurs actions. Les défis de notre monde sont multiples: écologie, démographie, économie, pauvreté. Si on ne comprend pas l’impact de notre métier au quotidien sur le monde, répondant à nos valeurs profondes, alors on s’en va!

Super fluidité du marché de l’emploi

C’est un avantage extraordinaire pour les nouvelles entreprises. Là où les anciens ne quittaient que rarement leur poste dans un grand groupe pour un autre, cela est monnaie courante aujourd’hui. C’est devenu aujourd’hui un marché à part entière. Ce n’est pas pour rien que les entreprise de recrutement prennent des frais mirobolants allant jusqu’à 30% de la rémunération annuelle brute! Les victimes sont les entreprises. Cela devient un vrai challenge pour les entreprises de recruter les meilleurs talents.


Travail à distance

Travailler à distance ne veut pas dire avoir les pieds dans l’eau alors que ses collègues travaillent dans un bureau à des milliers de kilomètres. Non! Rencontrer ses collègues est essentiel. Or le travail à distance est une excellente opportunité pour tous: elle permet de travailler près de chez soi la plupart du temps et rencontrer ses collègues pour se réunir, échanger et faire du travail d’équipe. Le temps personnel tout comme le temps d’équipe sont importants. En étant toujours en équipe, surtout avec les horreurs d’open-space (on a beau les sur-vendre ces open-spaces, un vrai bureau c’est mieux… un peu plus cher c’est un fait). Il est important d’avoir du temps de concentration pour avancer sur un sujet. Ce temps, on ne peut pas l’avoir en continue avec les autres. Grâce au travail à distance, il est désormais possible de travailler de chez soi, dans un bureau partagé (type wework ou spaces) et avoir tout le nécessaire, sans les inconvénients.

Facilité d’accès à la technologie

La jeune génération a vécu dans le développement numérique des dernières décennies. C’est une évidence aujourd’hui de travailler avec un ordinateur et un téléphone. Hier, nous ne pouvions pas nous passer de nos feuilles, de notre calculette pour les comptables et du téléphone filaire. Aujourd’hui, l’utilisation de notre smartphone en tant que téléphone figure en 7e position de ses fonctionnalités les plus utilisées. En première position figure la lecture des emails et en seconde l’utilisation des moteurs de recherche. 

Cette facilité d’accès à la technologie a permis un développement rapide de l’entrepreneuriat. Créer un site vitrine est accessible à tous, sans formation. Faire de la publicité est extrêmement simple (en quelques clicks sur google ou facebook qui brassent un grand nombre d’utilisateurs). Les exemples sont multiples et prouvent qu’aujourd’hui, il est possible avec peu de moyens et un apprentissage rapide de créer le nécessaire pour monter une entreprise.

Réduction des coûts de développement et de fabrication

De même que l’accès à la technologie est facilité, les coûts sont également réduits au maximum. La mondialisation permet aujourd’hui de développer un prototype sur un ordinateur depuis Paris et de commander sa fabrication à Shenzhen en Chine, où les coûts de prototypage sont parmi les moins élevés.


Défis écologiques

Les startups sont définitivement le meilleur outil pour répondre au mieux aux défis écologiques les plus ambitieux de notre siècle. Les exemples ne manquent pas pour le prouver. Pour commencer par la nourriture, la FoodTech regroupe un nombre incalculable de startups cherchant des moyens de produire une nourriture de qualité, biologique et à prix acceptable. D’autres font de la chasse au gaspillage leur fer de lance. D’autres encore favorisent la consommation locale par la mise en relation des producteurs directement avec le consommateur.

Nouvelles méthodes de travail

En startup, l’organisation du travail n’a plus rien à voir avec les entreprises classiques. C’est pour cela qu’il est possible de gérer une entreprise sans toute la hiérarchie que cela nécessitait autrefois. Quel poids terrible sur la tête des employés. Or aujourd’hui, 75% des salariés travaillent dans des bureaux. Il faut bien trouver une forme de gestion. On parle beaucoup des nouvelles méthodes de travail, dont l’auto-gestion, l’holacratie (sur laquelle s’est basée le fonds LFA), la sociocratie, l’organisation non hiérarchique. Tout cela serait difficilement applicable sans les outils technologiques à notre disposition, mais également les évolutions de mentalités. Plus besoin d’une structure de guerre top-down pour diriger des employés, bien au contraire. Ils la supportent de moins en moins! Alors pour booster la motivation, il faut avoir de l’imagination pour répondre aux besoins de l’équipe. Nous ne sommes plus dans l’ère du Client Roi, mais bien celle du Collaborateur.