Contexte

La crise

L’environnement économique est instable, certains parlent d’un épisode imminent de récession globale. Cela diffère de la crise de 2008 car le système financier semble ne pas être le responsable direct (désormais plus personne ne laisse le soin aux banquiers seuls de gérer leur portefeuille). Venons-en donc à la réalité post-2008: le boom de l’entrepreneuriat. ”

Voilà l’introduction que nous avions avant l’épisode de crise du Covid-19. Cette dernière a définitivement percé l’abcès de l’instabilité économique qui guettait la moindre variation pour exploser.

Tout le monde ne sortira pas indemne de la crise actuelle. Pour être du bon côté, il faudra être vigilants() et faire les choix opportuns. Mais les expériences passées montrent que si le monde change, il le fait par étapes. Nous pouvons poursuivre notre mission, garder confiance et prendre nos valeurs à bras le corps. Nous répondrons de front avec des propositions concrètes et applicables de manière immédiate aux enjeux les plus profonds de la crise économique actuelle:

Concurrence et durcissement des investissements : nous nous unissons, dans un cadre et un modèle clair et approuvé, tout en préservant la liberté d’entreprendre, seule capable de produire de l’innovation.

En conscience : nous donnons un sens à l’action de chacun car nous nous situons, nous associés, humains, au centre du modèle. Et la question que nous posons est bien moins “que sais-tu faire” mais “qu’aimes-tu faire” ?

Clés en main: Le capital dans le modèle de l’entrepreneuriat est contrôlé par l’entrepreneur et non l’investisseur. Nous donnons les clés à chacun pour prendre fermement son avenir en main en cherchant une indépendance financière par la propriété.

ROI

Le potentiel de retour sur investissement (return on investment ou ROI) du fonds mutuel d’amorçage en startup studio est énorme, on ne parle pas des 6% des marchés boursiers mais de multiplicateurs de 10, 100 voire 1000 pour un investissement en early stage. Faut-il s’en priver? Prendre un risque n’est plus une option, c’est une obligation. Or un risque financier ne signifie pas risquer de tout perdre, mais bien évidemment compenser le risque pris d’un côté par des ressources sûres de l’autre. C’est bien là le rôle de la mutualisation.

Les startups ont été le refuge de placement des investisseurs qui avaient le luxe de risquer une partie de leur capital. High risk, high return. Résultat: les business angels sont vite devenus des multi-millionnaires. Aujourd’hui, ils multiplient leurs investissements, se ruent vers les plus remarquables des projets, qui ne sont pas toujours les plus rentables au début… Mais une fois passé le cap de l’amorçage, l’ascension peut donner le vertige. Certains tiennent le cap, d’autres perdent le sens des réalités. Il faut être bien entouré.

Fraude

Difficile d’estimer une startup quand elle est au tout début de son activité. Il y a, dans certains cas, une réelle fraude à la valorisation : l’investisseur attire d’autres investisseurs pour sécuriser sa sortie, et les investissements aident les fondateurs à donner une image de la startup attractive. Résultat, la startup se retrouve avec une forte valeur ajoutée, sans qu’on sache si elle réussira à trouver son marché à terme. 

Comment sécuriser à la fois son investissement, tout en garantissant que les finances de la nouvelle entreprise soient bien gérées? C’est le rôle de la société de gestion indépendante.

D’autre part, nombre de startups se retrouvent enlisées dans les difficultés des grandes entreprises. Les entrepreneurs fondateurs se font remplacer. Arrive la crise de passation, etc…

Alors les investisseurs passent par des fonds pour diversifier leurs actifs à risque, et ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier. Pourquoi ne pas donner cette chance aussi à ceux qui ont vraiment le plus à perdre : les entrepreneurs ?


Sur-valorisations

L’assouplissement quantitatif (très, trop) utilisé depuis la crise de 2008 déverse sur l’économie des quantités d’argent qui ne font qu’amplifier l’effet de cette nouvelle réalité qu’est la sur-valorisation. S’il y a trop de liquidités, il faut bien les mettre quelque part, l’argent en liquide n’étant pas plus sûr en valeur que certains des actifs les plus risqués du marché. Les sur-valorisations ne seront pas ralenties par la crise du coronavirus, au contraire, elles risquent de s’emballer encore et encore.

Entrepreneurs

Ce sont donc les entrepreneurs qui ont le plus à perdre. Les fondateurs s’en sortent souvent avec la gloire de l’échec “gagnant”. Ils font le tour des conférences pour raconter leurs épopées. Les employés et autres détenteurs de stock-options, eux, s’en mordent les doigts. Qui comprendra un jour la valeur, dans un CV, de cette liste interminable de petits projets, de cette marque dont personne n’a jamais entendu parler?

Ce sont eux qui nous suivront dans ce projet ambitieux. Ce projet est le réseau LFA. LFA est un réseau d’entrepreneurs solidaires et motivés par une volonté d’entreprendre des projets d’avenir, qui ont un sens, et de travailler ensemble pour le bien et l’intérêt commun. Construisez vos racines avec nous.



Enjeu

C’est la quête de sens qui motive notre projet. Comment trouver sa place dans le monde d’aujourd’hui? On suit le chemin tracé par le système éducatif, et quand on en a terminé, on en découvre un autre: celui des grandes entreprises, du secteur public ou de cabinets de conseil. Et parfois aucun. Quand il y en a un, alors on ne s’y retrouve pas du tout. Qu’est-ce qui nous motive? Notre imagination? Notre envie de nous réveiller tous les jours avec la volonté d’oeuvrer pour quelque chose d’utile? Beaucoup de déconvenues, on se résigne à ses tâches quotidiennes…

Bullshit jobs

L’anthropologue américain David Graeber parle de “bullshitisation” de l’économie. Des milliers de cadres aux quatre coins du monde partagent leurs expériences de bullshit jobs: le constat est alarmant. Des troubles de dépression sévère (burn out, brown out et autres) sont issus de ce manque de but. On ne comprend plus rien à ce système, on tente de justifier notre utilité par une accumulation de mots barbares sur les titres de jobs.

David Graeber tente de comprendre pourquoi notre système économique en est venu à récompenser davantage ceux qui y contribuent le moins. Ce modèle viendrait tout droit de notre héritage féodal: les grandes entreprises, dont le pouvoir dépasse celui des États, sont organisées à la manières des territoires d’ex-propriétaires fonciers. Ces ducs, comtes, marquis et autres protégeaient leur territoire en déversant les sommes issues des taxes sur la panoplie de sous-fifres qui les entouraient.

Aujourd’hui, c’est exactement le même phénomène, en ayant remplacé les propriétaires fonciers par les actionnaires (les capitalistes de Marx), et les sous-fifres par la ribambelle de managers, chefs, sous-chefs, sous-sous-chefs et bien d’autres. Si les titres n’ont plus aucun sens aujourd’hui, c’est bien parce qu’ils cachent leur triste réalité: il n’y a rien derrière.



 Démission !

Aujourd’hui, la tendance semble s’inverser. Pour une raison simple: au lieu de déprimer dans son coin, il y a une solution: La porte de sortie. Une petite lettre de démission dont le template se trouve en 3 clicks ( lettre de démission du salarié). Et nous voilà libres! Libres de quoi? D’entreprendre bien sûr! Et de gagner sa vie, librement.

La démission est le premier acte d’entrepreneuriat, il est nécessaire. Après cela, on est libre, avec toutes les contraintes que cela implique. L’homme est un animal politique. La plus grande erreur serait de vouloir entreprendre seul. Même seul, il faut être bien entouré pour avancer. Alors il faut le faire dès le départ. Bienvenue chez LFA!

Exploitation

Tout le monde aujourd’hui aspire à appartenir à un projet. Les entreprises traditionnelles ont pour objectif de démultiplier les richesses des actionnaires par l’exploitation industrielle et à grande échelle d’employés, en réalisant un profit sur leur travail, rémunéré au temps passé (hérésie venue tout droit de l’esclavage).

Or aujourd’hui, toute personne souhaitant monter une entreprises se retrouve face à la même réalité: il faut exploiter un salarié pour réaliser un profit. En exploiter plusieurs pour multiplier ce profit.

Que faire alors?

Au lieu de critiquer le modèle capitaliste dans son ensemble, c’est une utilisation de ce modèle qui est aujourd’hui remise en cause. Ce modèle, nous proposons de l’ajuster.




Mission

LFA est d’abord la plus grande famille d’entrepreneurs responsables et intégrés dans les problématiques de notre monde. Tout à chacun mérite d’avoir une place dans notre société, dans le monde qui nous entoure. Une place d’utilité, de sens et d’honnêteté intellectuelle. Avoir l’honneur de dire: “nous oeuvrons ensemble pour la construction de notre monde”.

Volonté

Quelle tristesse de croire que tout est déjà fait. Nous croyons bien au contraire, que tout est à faire (ou à refaire). Rien que le constat de la difficulté des uns et des autres de trouver un sens à leur existence, que les entreprises ne parviennent plus à recruter parce que personne n’a réellement envie d’y perdre sa vie: cela doit nous faire réagir. La réaction a lieu, tous les jours, lentement mais sûrement, nous dévions vers un nouveau modèle de société, un nouveau modèle du travailler ou plutôt “vivre ensemble”. Ce modèle a pris un nom: l’entrepreneuriat.

Les entreprises traditionnelles sont perdues. Elles créent des incubateurs internes, des accélérateurs, des systèmes “d’intrapreneuriat” ou autres graduate programmes pour attirer les talents. Et surtout pour éviter qu’ils s’en aillent! Rien n’y fait. Il partent, parfois en courant. Ils veulent entreprendre car ils comprennent mieux que leurs “chefs” ce qu’ils veulent au fond d’eux. Ce que nous voulons.

Ce désir est simple: c’est l’envie pressante de reprendre le contrôle de son avenir, d’appartenir à une communauté soudée et d’oeuvrer pour un projet qui a du sens.

Voilà le coeur de notre projet. Ce projet politique n’est pas simplement une révolution idéologique du capitalisme accaparé par des actionnaires cannibales inconscients. C’est une révolution morale et d’ordre structurel de l’entreprise. Elle a déjà lieu.


Le modèle LFA


Pourquoi ajuster le modèle existant? D’abord pour servir les intérêts du plus grand nombre dont les premiers intéressés: ceux qui créent de la valeur dans l’entreprise. Voilà donc le premier ingrédient de la solution: la mutualisation (coopérative en langage entreprise). C’est un modèle qui a fait ses preuves, il résout la question de l’employé injustement rémunéré en le faisant propriétaire de sa création par la force du syndicalisme.

Et l’actionnaire alors? Que fait-il de son argent s’il ne peut plus l’investir dans cette entreprise? Il ne s’agit pas de stigmatiser un acteur économique ô combien nécessaire. Pour cela, nous avons le second ingrédient: le fonds. Bien capitaliste lui, mais extrêmement efficace si utilisé à bon escient pour l’intérêt de ses fondateurs.

Adossé à l’énergie des entrepreneurs, qui n’ont d’autre actif que leur temps, leur attention, leur force et leur intelligence. Apparaît alors le troisième et dernier ingrédient: la jeunesse. Seule capable de déployer l’énergie et la force nécessaires pour amorcer un projet innovant.

Voilà donc comment s’est créé le fonds mutuel d’amorçage. Il permet d’obtenir les plus grands multiplicateurs de la phase d’amorçage, avec une maîtrise du risque par la mutualisation et l’appel public d’investissements grâce à sa structure du fonds. C’est tout ce qui manquait à la jeunesse pour lui permettre de récupérer son dû en capital!

Le futur verra-t-il la fin du temps de travail ou de la retraite? Pour certains, c’est sûr! Ces derniers auront compris la force de la mutualisation des intérêts et sauront l’utiliser à bon escient pour le bien commun.